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24 Juillet 2013
L’actualité nationale au Bénin est biaisée du fait des acteurs politiques. Ils lui impriment une orientation qui désagrège nettement la lisibilité qu’il convient d’avoir du cours normal des événements.
Si non comment expliquer qu’à l’heure où la correction de la Lepi s’est révélée une priorité, non pas seulement politique mais démocratique, la révision de la Constitution soit placée au cœur des débats. Cette manœuvre politique, disons ce stratagème est mis en branle pour distraire l’opinion. Or son destin se joue à un seul niveau. Il faut préserver les acquis démocratiques en organisant les élections municipales qui pointent à l’horizon à bonne date, et surtout avec un instrument démographique fiable.
Que l’on soit politicien de profession ou technicien au service du politicien, on est supposé savoir que l’acquisition, du moins, la réhabilitation de cet instrument prime sur tous les autres détails. On est sensé prendre conscience du danger qu’il y a à faire de l’amalgame en mêlant aux actions de développement du moment une quelconque incitative de révision de la Constitution.
La preuve est qu’à l’issue de l’expertise mûrie par les membres du Cors-Lepi, il y a une question financière préoccupante qui s’est dégagée. Elle se réduit à la mobilisation d’une bagatelle somme d’environ 14 milliards de nos francs. L’énergie qu’il convient de déployer pour que cette condition soit remplie mérite d’être identifiée par l’exécutif pour s’exprimer en termes de stratégie. Cela pour la simple raison qu’aucun partenaire au développement ne voudrait, à l’heure actuelle, accepter de mettre la main à la poche pour y contribuer sans titiller l’orgueil du Béninois.
Nul ne l’ignore, en moyenne 45 milliards avaient été déjà engloutis dans la réalisation de cette Lepi. Comment expliquer que la question de la Correction incite encore à une si forte mobilisation de fonds. Il y a lieu d’interroger le degré de compétence du capital humain au Bénin. Mais qu’à cela ne tienne, il faut absolument que la Lepi soit corrigée.
Encore faudrait-il qu’elle le soit sans que des questions qui troublent la sérénité psychologique et le sens de l’expression de l’intelligence du Béninois ne soit mise à rude épreuve. Attention à la cacophonie et à l’amateurisme politiques qui font de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 une question ressuscitée pour distraire l’opinion.