Breaking news, actualités politiques, faits de société, analyses, chronique, investigations, opinions ..
9 Mars 2013
D’un ton exaspéré le ministre de l’intérieur Benoît Dègla a lancé des mises en gardes sévères contre les opérateurs Gsm. Cela est dû, selon ses explications, à leur refus de collaboration avec les agents de sécurité, notamment la police nationale pour un aboutissement heureux des enquêtes. Suite à la conférence de presse conjointe ministre de la communication –président de l’autorité de régulation des postes et télécommunications, Atrpt qu’il a animée vendredi passé dans la salle point de presse du ministère de la communication, tous ont déploré le fait.
Qu’il vous souvienne que les réquisitions adressées aux opérateurs Gsm par la police se soldent sur un silence radio. La conséquence immédiate est que la police échoue sur des pistes qui la conduisent vers eux. Or les criminels transitent par les réseaux Gsm à travers leurs communications. Le dernier cas en date tient à la demande de rançon qu’auraient demandée aux parents d’un enfant enlevé.
Face au refus des responsables de ces réseaux à fournir des informations fiables à la police, l’enfant aurait été tué. A partir de ce moment, le ministre Dègla a saisi son homologue de la communication Maw Awèkè qui à son tour fit appel au président de l’Atrpt Firmin Djimènou, pour le présent point de presse. A l’occasion, il a tapé du point sur la table après avoir dénoncé « un laxisme » affiché par les structures de tutelle. Il faut que cela cesse désormais au risque d’entraîner des cas de sanctions sévères du gouvernement. C’est une obligation quand on sait que selon les dispositions de la loi sur la corruption et l’auteur et le complice encourent les mêmes peines.
Il est par conséquent inadmissible qu’en dépit des prolongations sur prolongations accordées à ces derniers, des cartes Sim fassent encore l’objet de vente, tel de petits pains, dans la rue sans un minimum de précaution exigée par le gouvernement, celui notamment d’identifier tous les abonnés. Aussi réjouissant que cela paraisse cependant, les représentants des opérateurs Gsm présents ont pris l’engagement de faire en sorte d’y parvenir, tout en se mettant incessamment en phase avec cette exigence gouvernementale. Et donc désormais, tous ceux qui ne se sont pas fait identifier risquent la désactivation de leur ligne téléphonique. A bon entendeur demi-mot.