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6 Juin 2019
A la faveur des échanges, pourparlers et autres assises onusiennes sur la crise humanitaire qui sévit au Venezuela à cause de l'inconséquence d'un opposant autoproclamé, le Pérou a posé un acte séduisant.

Celui d'en appeler à une "canalisation de l'assistance humanitaire" à apporter au peuple bolivarien par "le système des Nations-Unies. Ainsi que le CICR, entendez Comité international de la Croix-Rouge.
Ce plaidoyer vient en réalité à point nommé lorsqu'on sait qu'en prélude, il a été mise en place une équipe de coopération et de coordination de l'aide réunissant agences de l'Onu, le CICR et puis les Ong. Celle-ci a pris ses quartiers dans la ville capitale Caracas.

Et Monsieur Lowcook d'appeler le conseil de sécurité à axer ses efforts sur le renforcement du respect de l'action humanitaire insistant ensuite sur l'impérieuse nécessité d'éviter de faire de l'immixtion dans les affaires politiques du pays. Il martelé aussi le vœu de veiller à ce que l'aide humanitaire parvienne aux personnes qui sont réellement dans le besoin. Bien que les ressources disponibles soient en deçà des espérances. Ceci est d'autant préoccupant pour la simple raison que selon les statistiques, 06 millions de familles dépendent des vivres distribués par le gouvernement. Mais malgré ces efforts de l'exécutif présidé par Nicolas Maduro, le taux de malnutrition monte crescendo. Notamment dans les localités marquées par un fort taux de pauvreté.
Selon la Fao, Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture, en 2018 seulement, 3,7 millions de personnes en souffrent. Dans ces conditions, "1,9 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire". Parmi eux, 1,3 millions d'enfants de moins de 5 ans. Mon Dieu ! On signale par ailleurs l'exacerbation des problèmes sanitaires au Venezuela en raison du manque d'accès à l'eau potable aggravé par la vétusté des infrastructures d'assainissement.
A titre d'illustration, on sait que 1,7% des personnes vivant dans la pauvreté n'ont pas accès à l'eau potable. 4,3 millions d'âmes ont besoin de l'assistance pour bénéficier des services dans ce domaine. Mamamiya ! Cette liste n'est pourtant pas exhaustive.
Face à tout ceci l'Onu a pris ses responsabilités en déployant conséquemment sur le terrain un impressionnant effectif et dispositif technique afin d'être à la hauteur de la mission assignée, celle d'aller au secours du peuple vénézuélien souffrant. Et c'est heureux que le Pérou exprime sa préoccupation de voir la canalisation de l'action humanitaire par le SNU, le Système des Nations-Unies. Gage d'un évitement d'accointances politiques enclines à de l'immixtion.