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19 Septembre 2013
Il était une fois le tandem Abdoulaye Ibrahim- Rabiou Garba. Le premier se réclame représentant attitré des importateurs nigériens. Le deuxième prétend être syndicaliste ardent défenseur des transporteurs. Tous deux acteurs chevronnés du secteur des transports au Bénin sont dorénavant à couteaux tirés. A l’origine de cet antagonisme, la sortie effectuée sur la télévision privée Golfe Télévision dimanche 1er septembre 2013. Cela fait suite à l’annonce de l’instauration imminente du Contrat qui doit exister dorénavant entre le transporteur et le propriétaire de marchandises d’une part et le Bordereau de suivi de chargement d’autre part.
Face à l’animateur de l’émission dominicale « Ma part de vérité » Charbel Aïhou, El hadj Garba s’est montré réfractaire devant ces deux éléments. Estimant que ce néo-système initiative de la centrale syndicale dirigée par Abdoulaye Ibrahim et compagnies, était déjà combattu puis annulé dans un passé récent, notamment par la ministre des transports Omichessan lors du régime kérékou. C’était à la suite pas seulement des plaintes émises par les transporteurs mais aussi au regard des pratiques corruptibles dont elles sont vecteur.
Et donc, les actualiser aujourd’hui serait donner carte blanche à ceux-là qui étaient entre temps entrés dans le chômage pour avoir été chassés par les autorités en charge des transports d’alors. Mieux, à ses yeux, cette reforme est susceptible d’annihiler les efforts du chef de l’Etat pour la fluidité du trafic dans l’enceinte portuaire et la célérité dans le traitement des dossiers relatifs au chargement. S’étant vu blessé dans son amour propre par Abdoulaye Ibrahim et son secrétaire Aminou, l’homme rompt les gangs et passe aux hypercuts sur fond de déballages.
La réplique vient les jours qui ont suivi. D’abord les deux camps se cognent au cours d’un débat contradictoire jeudi 05 septembre. Puis dimanche 08 les membres du comité transitoire accompagnés d’autres responsables de la compagnie Amanga viennent parler sur la même chaîne en épluchant point par point les faits allégués contre eux. A la suite de tout ceci, votre journal a entrepris un vox populi, en accordant la parole aux transporteurs.