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18 Janvier 2019
Il est un leader politique qui fait la fierté de la jeunesse béninoise et celle de sa ville natale "adjatchè", en l'occurrence. Semiyou Salou pour ne pas le nommer, a su démontrer à l'aune des échéances électorales, sa force de mobilisation des militants, le quadrillage de terrain et son flair de stratège ciselé.

En téme, à titre de preuve, ce récent travail maousse et très raffiné qu'il a abattu le long des deux quinquennats du Dr Boni Yayi pour l'accompagner. Quoi de plus loyal voire réconfortant à moins d'un égarement. Mais c'était sans compter avec les méandres de la politique sur lesquels se méprennent parfois les acteurs politiques eux-mêmes. De toute façon, il faut avoir l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître. A son égard, ce régime fit preuve d'ingratitude à la grande déception des militants et sympathisants. Curieusement, nombre d'entre ces détracteurs cherchent sans succès à lui faire leur mea maxima culpa. Comme quoi, n'est pas politicien qui veut? Il faut s'attendre à recevoir des coups et s'apprêter à en donner suffisamment au besoin aussi, a-t-on coutume d'ouïe-dire. Très olympien, le président du Mojece s'est donné une ligne directrice qui lui permet de transcender cette mésaventure. Mais bon heureusement qu'il a su tourner le bouton et son degré de militantisme, sa détermination, sa conviction et son espérance restent intacts. Ainsi va la politique sous nos tropiques. Appréhendant la suite des événements avec foi, il prendra fait et cause pour Talon. Un président à qui il avoue avoir découvert des qualités d'homme d'État et lui voue pour ce faire une admiration singulière. Surtout après l'avoir soutenu jusqu'à son sacre lors des présidentielles de 2016. Dans sa posture d'architecte de l'avènement de Patrice Talon à la tête de la République, il demeure convaincu aussi pour sa vision et les ambitions que nourrit le chef de l'État dans le sens d'une amorce du développement du Benin. C'est dire en réalité qu'il ne fait plus l'ombre d'aucun doute que dans la ligne droite des législatives en perspective, il est parti pour faire forte sensation en regard de son background et ses acquis politiques qu'il est décidé à capitaliser au bénéfice de l'Union progressiste, nouveau-né auquel il a affilié la sensibilité dont il est dépositaire. Pour que cela soit ainsi, l'idéal veut qu'il bénéficie d'un bon positionnement à savoir : tête de liste UP. Prenant la mesure de ce défi à relever, il veut mouiller le maillot pour se faire élire avec éclat. Ce faisant, il aura joué efficacement sa partition dans la quête d'une majorité parlementaire confortable chère à Patrice Talon. La dimension synallagmatique de ce combat implique une dotation en moyens conséquents. La hiérarchie de l'Union progressiste est censée lui faire confiance de bout en bout. Les informations qui nous parviennent ces jours-ci, celles glanées par les moyens modernes fiables sur le terrain rendent compte d'une élégante courbe de sa popularité. Des informations utiles susceptibles de les réconforter sur l'autel du triomphe. Le chef de l'État, les sommités de l'Union progressiste ainsi que toute la maisonnée mouvancière peuvent se targuer d'avoir eu dans leur escarcelle un pion favori qui plus est, un cheval partant. Autant de préalables à lever pour inscrire l'UP au panthéon de la victoire électorale escomptée dans la 19eme au soir scrutin du 28 avril 2019.