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6 Novembre 2016
On peut tout dire du past-président de la Ccib, Ataou Soufiano. De ceux qui l’ont précédé. Mais ils ont tous su apporter son grain de sel pour faire avancer le schmilblick ; tant ils sont parvenus à hisser très haut l’étendard de la Chambre dans le concert des organismes similaires d’envergure panafricaine et planétaire.
Disons sans repartie qu’ils l’ont poussé à un niveau d’émergence très apprécié des bénéficiaires des différentes prestations de cette institution relevant de la tutelle du département ministériel en charge du commerce et d’industrie. Surtout Ataou Soufiano avec qui les opérateurs économiques ont eu à filer le parfait amour pour avoir jouit de l’expertise de la Ccib orientée dans le sens d’appui-conseils. C’est sans oublier les multiples et multidimensionnelles opportunités ouvertes aux acteurs de la chose commerciale et industrielle. Ce qui n’est pas resté sans impacter au sens positif du terme leur biz. Le dynamisme qu’il a imprimé au cours de ses deux mandats était agressif, si attractif que les opérateurs économiques ne s’empêchaient à l’accompagner. Et le feed-back qui parvenait au peuple était des plus retentissants, reluisants et de nature à ragaillardir tout féru du commerce et de l’industrie. De même, il a su s’ingénier à dérouler un système communicationnel inégalé qui a eu pour avantage la visibilité et la lisibilité de ses réalisations à travers la planète. Il s’activait tellement bien que le nom Bénin résonnait jusqu’en Arabie-Saoudite, au Quatar pour ne citer que ces pays du Golfe. En un mot, la Ccib avait très bonne presse. Aussi était-il une source de fierté. De telle façon qu’on a de cesse d’ouï-dire que la Ccib est connue des écoliers, élèves et d’enfants résidents aux confins du Bénin. Au total, hommes, femmes, jeunes, tous avaient la possibilité de tirer partie des opportunités que leur offraient en permanence la Ccib sous le management d’Ataou. Que dire si son personnel le portait en triomphe et l’adulait telle une jeune fille. Mais hélas ! Cette embellie semble voler en éclats de nos jours. En cause, le caractère incognito des activités de la Ccib. Tout est géré sous le sceau du secret. Impossible donc de s’imprégner avec exactitude ce qui s’y passe et s’y réalise. Véritable opacité voire léthargie en termes de popularisation des actions menées. En auscultant la méthode Satchivi, tout porte à croire qu’ils ont choisi de se cadenasser entre les quatre murs pour fonctionner. C’est la mort dans l’âme que les opérateurs économiques parlent de quid de leur maison commune. Interrogés, 90% d’entre eux s’indignent contre la politique de « ni vu ni connu, je t’embrouille » pratiquée de nos jours dans cette institution. Et le cas échéant, ils pensent qu’on leur cache beaucoup de choses dans la gestion actuelle de la Ccib. On peut être tenté d’insinuer que la Ccib est en route pour aller à valdingue. Il va falloir que les mandants prennent leurs responsabilités.