Breaking news, actualités politiques, faits de société, analyses, chronique, investigations, opinions ..
24 Juillet 2013
Les jeunes du parti Mojece sont actuellement frustrés, désolées, déçues, désabusées et déboussolées. Cela par rapport à la manière dont se fait le dispatching des retombées relatives à la gestion du pouvoir à leur détriment dans la ville capitale, Porto-Novo. Il y a aussi les dirigeants du parti qui se sentent totalement exclus de cette dynamique par les sommités de la mouvance présidentielle, surtout celles tapies dans l’entourage du chef de l’Etat.
Une stratégie hyper-nuisible qui, du reste, les a blessé dans leur amour propre au point de convier les militants de base à une sortie publique musclée. C’était pour attirer encore une fois l’attention de Boni Yayi sur la menace que représente cette gestion à la fois moyenâgeuse et opportuniste des ressources humaines au sein de sa famille politique.
Il n’y a pas d’autres qualificatifs pour l’exprimer à fond ; tant cela n’est pas de l’euphémisme. Tenez ! La plupart des jeunes interrogés sur le champ a vite fait d’abonder dans ce sens. Nombre d’autres interrogés par la même occasion en tant que jeunes observateurs avertis s’accordent, à leur tour, à reconnaître le fait. Et ce n’est pas tout. Tous en chœur ont, en outre, tenu à exprimer à haute et intelligible voix leur désespoir.
A l’origine de cette situation, on le sait, le fait que depuis plus de 6 ans que Mojece a pris fait et cause pour Boni Yayi en tant que véritable bouclier du chef de l’Etat contre les détracteurs du régime et autres ennemis du peuple tapis dans la cité des Aïnonvi, il n’a enregistré la moindre promotion de ses cadres, encore moins les militants à la base. Contrairement à d’autres formations et mouvements de la mouvance présidentielle qui n’ont pas lutté autant que Mojece mais dont les cadres militants ont été positionnés à d’innombrables postes de responsabilités au sein du tissu administratif. Cet état de chose ne favorise guère l’unité tant prônée par le chef de l’Etat pour sa famille politique.
Cela les a obligé donc à alléguer que la jeunesse de Porto-Novo est victime de marginalisation sur fond d’une politique d’exclusion assourdissante.
Il est de notoriété publique que les sommités de la mouvance présidentielle et compagnies évoluant dans l’entourage du chef de l’Etat surtout et auxquelles il est assigné la mission d’œuvrer par tous les moyens pour l’unité brillent aujourd’hui par leur mauvaise foi, semant la division partout. Aucun tenancier du bloc politique pro-Yayi n’a songé, martèlent-ils, associer les jeunes du Mojece à la prospérité partagée que prône leur leader charismatique, versant ainsi dans une espèce de myopie en matière de mobilisation. L’opinion constate dans tous les cas qu’ils ont opté pour la soustraction des militants à la base à la place de la multiplication et de l’addition qui sont recommandées.
En clair, aucune action pragmatique pouvant conduire à ce résultat escompté n’est perceptible. Le secrétaire à l’information du Mojece Moucharaf Leady l’a longuement martelé au cours de cette sortie.
Mais à vrai dire, ces individus au sommet de la mouvance indexés ont décidé de foncer tête baissée pendant que leurs pairs dans les autres localités ont donné la main aux jeunes considérés comme fer de lance pour mener la lutte dans une dynamique unitaire avec à la clé, une offensive tactique qui déroute l’adversaire. Face aux conséquences fâcheuses de ce militantisme incongru, inclusif, béninoiseriste et aventuriste, il importe que Boni Yayi s’éveille et se réveille pour colmater les brèches. Le plus tôt serait le mieux. A bon entendeur, un seul mot.