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29 Mai 2013
L’avocat français du Chef de l’Etat dans les dossiers de ‘’Tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat’’, Me Christian Charrière avait donné lundi 27 mai dernier une conférence de presse. Une sortie médiatique au cours de laquelle, il a certes, justifié sa mirobolante honoraire, mais également au cours de laquelle, il s’est permis de jeter un regard discourtois sur le fonctionnement de parlement Béninois.
En effet, l’on se demande bien pour qui, l’ancien Bâtonnier du Barreau de Paris, Président du conseil national des barreaux, se prend –t-il pour donner injonction aux parlementaires Béninois afin qu’ils procèdent au toilettage des textes devant permettre l’extradition probable de Talon et consorts. «Il reste juste un toilettage des textes à faire et le parlement le fera assez rapidement», ainsi, s’est-il exprimé, se prononçant sur la polémique autour de la peine de mort au Bénin.
S’il est un secret de polichinelle, que la renommée de l’avocat le précède partout où il passe, il est également une vérité de La Palice que le parlement béninois est la résultante des aspirations du peuple Béninois. Et que surtout, c’est une institution de la République qui agit en toute indépendance. Mais alors, pourquoi Me Bournazel peut-il se permettre de définir l’ordre du jour à l’Assemblée ?
Serait-ce le Président Yayi qui le lui aurait demandé ? Ce qui est certain, il va falloir que les honorables députés puissent témoigner de leur indépendance et prouver que le parlement n’est pas à la solde des ordres du Chef de l’Etat. Auxquels cas, le Bénin serait tombé bien bas. (source: leleader.info)