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27 Mai 2013
Après l’expérience de la campagne 2012-2013 jugée positive, le gouvernement béninois vient à nouveau de charger la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD), de lui arranger un financement en vue de financer la campagne 2013-2014. La signature du mandat d’arrangement de ce financement est intervenue vendredi 24 mai dernier au ministère de l’Economie et des Finances, entre le locataire des lieux, Jonas Gbian, et le président de la BOAD, Christian Adovèlandé. Au total, 115 milliards de FCFA seront recherchés.
Pour la campagne 2012-2013 déjà, l’accompagnement de la BOAD a consisté en l’assistance au gouvernement pour le montage de financement, la structuration et la syndication de la facilité y afférente, l’assistance à la sécurisation des stocks et des flux financiers liés à la vente du coton. Ainsi, à l’issue des diligences, le montant de la facilité a été estimé à 82 milliards de FCFA, compte tenu des prévisions d’emblavure ; avec une participation de la BAOD elle-même pour 20 milliards de FCFA. Grâce à ces financements, a rappelé le président de la BOAD, Christian Adovèlandé, la superficie effectivement emblavée a été de 351.000 ha, générant une production de 240.023 tonnes de coton graine, et de 105.068 tonnes de fibre de coton. Le tout, pour des recettes attendues estimées à 100, 367 milliards de FCFA. C’est donc au regard de ces résultats que le gouvernement a décidé de solliciter à nouveau la BOAD en vue de la structuration et de la mobilisation de 115 milliards de FCFA. Et l’intervention de la BOAD, soutient son président, s’inscrit parfaitement en droite ligne du Plan stratégique 2009-2013 et de la Déclaration de Politique générale de la Banque, qui visent entre autres, la promotion et le soutien des filières agricoles dans l’espace UEMOA. Dans le cadre de ce nouveau mandat, l’intervention de la BOAD consistera en la fédération d’institutions financières locales dans un pool bancaire, et en sa participation effective à la mobilisation du financement.
Une telle sollicitude parce que, explique Christian Adovèlandé, le coton est le principal produit d’exportation du Bénin et constitue l’une des filières agricoles organisées et intégrées, qui contribue à l’amélioration de la croissance économique de par son importance dans le secteur primaire, et ses effets sur les secteurs secondaire et tertiaire.
En effet, représentant 13,5% de la production agricole béninoise, la filière coton occupe une place majeure dans la formation du produit intérieur brut du pays, et les produits du coton (coton fibre, graine de coton et tourteaux de coton) ont représenté en moyenne 31,5% des recettes d’exportation sur la période 2000-2011. En clair, se réjouit Christian Adovèlandé, le coton est une importante source de devises pour le Bénin et, pour la campagne 2013-2014, annonce-t-il, les prévisions d’emblavure sont estimées à 350.000 ha, pour un rendement espéré d’une tonne à l’hectare, soit une production estimée de 350.000 tonnes de coton graine et 147.000 tonnes de fibre de coton.
Pour que ces projections soient réalisées, Christian Adovèlandé engage les acteurs de la filière, ainsi que le système bancaire béninois, à accompagner le gouvernement et la BOAD.
La même exhortation est faite par le ministre de l’Economie et des Finances, Jonas Gbian, qui salue la pertinence de l’intervention de la BOAD. Il rappelle l’importance de la filière coton pour l’économie béninoise ; et assure que le gouvernement accomplira toutes les diligences qui lui incombent en vue de la réalisation des objectifs de la campagne cotonnière. D’ailleurs l’illustration de cette volonté, c’est le fait que la présente convention d’arrangement, par rapport à l’année dernière, intervienne plus tôt.