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12 Août 2013
Alors que la crise Fcbe d’Abomey-Calavi n’a pas totalement livré ses secrets qu’une autre, celle de la cité des Aïnonvi qui s’apparente beaucoup plus compliquée, pointe son nez. Boni Yayi a donc du souci à se faire encore surtout face aux germes de la soustraction et de la division qui ont gagné les rangs dans sa famille politique à la vielle des élections communales et municipales.
La guéguerre Sofiath honorable députée à l’Assemblée nationale contre Sofiatou actuel ministre de la micro-finance créée de plus en plus dans la capitale Porto-Novo une scission dans le paysage politique. Cette situation paraît si brulante qu’elle laisse présager d’une aventure électorale non pas seulement catastrophique mais beaucoup plus hypertrophiée du point de vue de la dispersion des forces en présence.
Le mécontentement a atteint son paroxysme et pendant qu’un camp prend conscience de la position belliqueuse de l’autre, un autre plus frustré se dégage et affiche une position plus dissidente et intolérable. Le fait s’est révélé particulièrement tumultueux au point d’inquiéter tout observateur averti ; tant le méli-mélo laisse entrevoir un échec évident.
Que l’on veuille ou non, on observe une troisième force curieusement objet d’une exclusion. Il s’agit du Mojece, Mouvement des jeunes cadres émergents dont le ténor reste et demeure Sèmiou Salou. Les militants de cette sensibilité de la mouvance présidentielle sont fâchés. Leur dernière sortie médiatique dans la capitale en dit suffisamment long.
Au regard de cette cacophonie observée sur le terrain, plus aucun autre cas de figure n’est envisageable. A l’occasion des élections qui pointent à l’horizon, plein de détachements des forces électorales sont à prévoir. Les uns et les autres ambitionnent déjà d’aller aux élections pour leur propre compte. Cela voudra signifier qu’entant qu’alliance et donc une force en présence, Fcbe se vide de ses énergies et perd la substance de ses synergies.
Il va sans dire que le patron de cette alliance, celui qui est le maître à jouer, et pour ainsi dire le Chef de l’Etat a bien de souci à se faire encore. Il lui appartient de se lever au premier chant du coq pour discipliner sa troupe.
Cela parait urgent, si urgent pour la simple raison que l’hécatombe qui se présente à Porto-Novo paraît vertigineuse que celle qui a prévalu à Abomey-Calavi et région.
Or la défection notée à Abomey-Calavi n’a pas fini de livrer ses secrets et il se prépare cet extrémisme partisan dans la capitale un peu comme pour en rajouter à l’autre crise. Mieux vaut éviter le pire pour ne pas avoir à rejeter le tort sur d’innocentes forces en présence le moment venu.
Voilà pourquoi cet appel au chef de l’Etat est une stratégie pleine de sens. Et l’autre ténor de la mouvance présidentielle qui a tout intérêt à saisir la présente perche n’est nul autre que le coordonateur des Fcbe connu sous l’appellation d’Eugène Azatassou.
Sans excès, il y a lieu de dire que l’heure est grave parce que la situation qui prévaut sur le terrain est exactement celle peinte le long de nos lignes et à l’intérieur de nos colonnes. Après Abomey-Calavi, l’alliance Fcbe de Porto-Novo est une autre équation à résoudre par la coordination Fcbe et le leader charismatique de la mouvance qu’incarne le chef de l’Etat. A bon entendeur, 90 mots.