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21 Avril 2019
De plus en plus, le spectre de violence plane sur notre pays. Cela, dans la perspective du scrutin du 28 avril prochain. Cette tendance sied mal dans l'esprit de Rabiou Garba, président du Syndicat des Transporteurs et Importateurs Nouveaux Associés du Bénin

Acteur des transports chevronné et leader syndicaliste des plus adulés, il s'est impliqué ces jours-ci dans une dialectique souterraine noble de part sa dimension stratégiquement efficace. Il s'agit de cette initiative pédagogique qui lui permet de passer des messages de paix au sein des acteurs qui ont pour activité de prédilection le transport de marchandises.
Il s'active discrètement sur le terrain à l'effet de les mobiliser pour la cause tout en les mettant en ordre de bataille dans le sens de la non violence. En agissant ainsi, ce représentant des importateurs nigériens est conscient d'un fait tangible. En effet Rabiou Garba sait qu'en les sensibilisant on peut espérer qu'ils ne cèdent pas à la violence prônée par une catégorie d'animateurs de la vie politique, ceux d'obédience gauchisante.
Par ce biais, il leur sera difficile de se laisser manipuler puis entraîner dans des manifestations antinomiques à cette denrée fragile mais qui n'est pas un vain mot. Également convaincu qu'en empruntant le cycle des troubles à l'ordre public notre pays ne peut amorcer son développement. A y voir de près, cette exigence est tributaire d'un climat de stabilité pacifique. C'est dire par voie de conséquence que dans aucun pays de la planète l'émergence économique et la violence ne font bon ménage.
Il va falloir que le peuple béninois fasse preuve de jugeote pour transcender toute velléité allant dans le sens d'embraser notre nation. En d'autres termes, l'impératif recommande que les masses populaires s'en départissent afin que les élections soient des plus apaisées que possible. Car en définitive, il s'avère que rien ne vaut le dialogue. Et mieux, les uns et les autres ont besoin de s'accorder sur la promotion de la paix. Notre démocratie s'en sortira plus grandie.
Néanmoins il faut souhaiter que les autres syndicalistes suivent ses brisées. Cela vaut pour un Benin politiquement stable et économiquement prospère. Cela vaut aussi pour un Bénin indivisible comme le dispose dans son préambule notre Loi fondamentale. Il en appelle au sens de tolérance des concitoyens. Notre pays mérite mieux que la guerre au-delà de tout.