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10 Avril 2019
Il s'observe un fait ces récents jours dans le rang des femmes vendeuses et revendeuses usagers du marché international de Dantokpa. Il s'agit de leur cri de détresse. Selon nos investigations, les sources policières éclairent mieux sur la situation.

Cela vient de l'opération d'arrestation déclenchée par la police républicaine. En effet, tout enfant, qu'il soit domestique, revendeur ou revendeuse ou encore aide accompagnant les bonnes dames dans le marché seraient systématiquement appréhendés par les éléments de la police républicaine. Après quoi, ils seraient conduits au commissariat de Tokpelegbé selon certains et vers une destination inconnue selon d'autres, d'après les informations qui sont parvenues à notre Rédaction. Ce qui continue de semer la psychose généralisée chez ces femmes menant des activités commerciales au sein de ce marché. A telle enseigne qu'elles ne savent plus à quel saint se vouer ignorantes des raisons qui déterminent une telle action policière musclée. Mais en réalité, nos recoupements permettent de mieux cerner les contours de l'opération.
Dénommée "Epervier 2", elle est menée du 1er au 8 avril 2019 par une quarantaine d'éléments béninois. Ce, sous la supervision des officiers régionaux spécialisés des bureaux régionaux d'Interpol d'Abidjan et Yaoundé. Visant à lutter contre le trafic des êtres humains et des migrants, cette opération a permis de sauver une centaine d'enfants victimes de ce genre de traite et de trafic.
Au total 13 personnes de nationalité béninoise et nigérienne sont jetés en prison. Les enquêtes se poursuivant,
d'autres présumés auteurs seront présentés au Procureur de la République au Tribunal de première instance et de première classe de Cotonou. S'agissant des enfants appréhendés, certains sont orientés vers des centres sociaux dont Don Bosco de Porto-Novo et d'autres vers les Soeurs salésiennes pour une prise en charge idoine en attendant de les retourner dans leurs familles respectives.
A noter à toutes fins utiles que "Epervier 2" fait suite à une formation de Interpol qui eu lieu à Lyon en France. Et c'était le 25 février au 1er mars 2019, indiquent les sources policières. Lesquelles sources déplorent la dimension rétive du comportement des compatriotes en dépit des campagnes de conscientisation et de sensibilisation cheval de bataille des Organisations non gouvernementales officiant dans ce domaine. Ce qui fait perdurer le phénomène. Souvenez-vous de l'affaire des "vidomègon" qui a longtemps discrédité notre pays à l'international. Chacun sait à quoi s'en tenir désormais.