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12 Mars 2019
Tel un pachyderme insensible aux réactions imprévisibles, il n'offre aucune brèche pouvant l'amener à un distraction. L'homme qui est à la manœuvre de l'institution chargée d'organiser les élections a mis sa main en visière et les observe pour voir jusqu'où ils pourraient aller. Ces politiciens qui dans leur élan machiavélique ont déclenché polémiques et amalgames le tout sur fond de lynchage médiatique et de dénigrement orientés vers la Cena dans l'intention rusée de fragiliser sa crédibilité et de détruire au surplus l'image du président qu'il incarne.

Sa préoccupation plutôt c'est comment parvenir à organiser avec éclat et tout le professionnalisme ces législatives de 2019. Prenant la mesure de l'enjeu, il n'est pas de tout repos mais également ne tarit de réflexes pour être à l'avant-garde d'éventuels dysfonctionnements voire couacs qui pourraient s'y glisser et annihiler les efforts de transparence en cours à capitaliser sur la durée. Mais fort curieusement l'institution essuie ces jours-ci des tirs rouges de l'opposition. De la mouvance aussi. Son président également se trouve dans leur viseur.
En arpentant leurs arguments, il y a lieu d'envisager une chose. En effet, ils considèrent que cette Cena ne mérite pas leur confiance au point d'accorder du crédit au modus operandi qui gouverne sa gestion. C'est bien beau. Cependant, on y découvre une dimension irresponsable de leurs dires. Elle puise ses racines de ce qu'ils sont infoutus d'exhiber la moindre preuve matérielle de leurs plaintes. Dès lors, nul ne peut denier le droit à quiconque de dire que cette démarche semble abracadabrante. Pis, elle est indigne des personnalités de leur rang. Que dire si elle est indigne aussi des personnes qui ont de la jugeote et un minimum de respect pour nos institutions. Le dire ne dénote d'aucun excès ni d'euphémisme. Parce que le cul-de-sac vers lequel la classe politique s'enfonce tout doucement n'est pas le fait de l'institution Cena. Encore moins du président Tiando. Ils n'est pas non plus de leurs prérogatives de ni voter les lois ni les interpréter mais très tatillons sur leur application. Si depuis la nuit des temps la probité morale de Tiando reste intacte, son palmarès concède une belle épopée en matière de gestion de la chose publique. Même si entre temps, on a voulu placer des cadavres dans son placard. Cette mayonnaise à tôt fait de ne pas prendre Dieu aidant. En raison surtout de la dimension impartiale de ses fonctions et éthique de sa gestion. Pourtant, il est des politiciens qui, happés par l'opposition contemporaine mouvance jadis, parvenus à l'époque au parlement grâce à la crédibilité de ses résultats, l'agonisent de tous les péchés d'Israël. Comment admettre alors une telle posture nuisible par les acteurs de la mouvance aussi. C'est à croire que toute la classe politique a convenu de déblatérer sur la Cena afin de faire douter de ses capacités à transcender des velléités de fraudes et autres attitudes avilissantes.. Cela pose un véritable problème. D'abord en termes de constance. Ensuite, en termes de décence morale. Désormais trêves de blablas. Car il y a mieux à faire dans la Respublica. C'est de mettre le génie béninois non pas au service de l'esprit de la béninoiserie concept inventé par Robert Dossou mais du béninisme prôné à l'opposée par Houdou Ali. Ce qui au demeurant passe par la rechercher du consensus attendu autour des lois querellées. Unique condition pour un évitement du pourrissement de cette halte actuelle née de la crise dont les mêmes acteurs politiques sont a l'origine. Cela est la preuve irréfragable de son étoffe d'homme solide dans la tempête. Il faut que chacun reste strictement dans son couloir pour ne pas à s'ingérer d'une façon maladroite dans les affaires de l'institution. Politiciens, "mind jour own business".