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1 Février 2019
Le commandant des douanes, le commandant Marcellin Laourou veut désormais être plus strict voire très tatillon sur le cas des transporteurs de marchandises en transit. IEt ce, en s'évertuant à faire appliquer sans concession les dispositions du code des douanes en vigueur au Bénin en diapason avec la norme de l'espace Uemoa et donc sous-régionale.

Cela vient du constat selon lequel certains transporteurs de gros porteurs tentent d'ériger en pratique coutumière le stationnement à l'emporte-pièce le long des artères notamment dans les département s du Littoral et de l'Atlantique parfois source d'accidents mortels et autres phénomènes nuisibles. La remarque est plus accentuée au niveau des stations services où ils se garent des jours voire des semaines durant. Ce, bien qu'ils aient obtenu le chargement au port de Cotonou et eu leurs balises en bonne et due forme. Ils sont censés être hors du territoire où, au pire des cas, en route vers la destination préalablement déclarée. Mais fort curieusement, on les retrouve sur notre territoire. C'est une intention à la fraude, une violation des textes en vigueur et il est temps de sonner le glas de cette mauvaise pratique. Une pratique qui selon les informations distillées est susceptible de valoir à notre pays des interprétations variées au sens négatif du terme. Chose qui sapera son image le cas échéant au niveau de la sous-région surtout ouest-africaine.
Désormais, plus question de se résigner devant une telle situation, selon les explications du commandant des douanes Laourou en charge du Service d'intervention rapide de la Direction générale des douanes. C'est en réalité l'information qu'il a essayé tout récemment de partager avec des différents responsables syndicaux des transporteurs et les représentants divers des importateurs de marchandises et compagnie. C'était au cours d'une rencontre d'échanges qu'il initia ; ceci tenant lieu de dernier tournant vers le demmarage de la phase de répression proprement dite. Une séance qui fait suite à une descente sur le terrain pour constater de visu la situation et procéder à la sensibilisation des conducteurs de gros porteurs rencontrés sur place.
En effet, tout véhicule en transit surpris dans cette position irrégulière sera interpellé systématiquement et conduit dans les services douaniers. Si au bout d'un mois, il ne se fiche pas de rapprocher de ces services pour affaire le concernant, il devient passible de lourdes sanctions allant jusqu'à la saisie des marchandises pour y subir la vente aux enchères publiques. Aussi n'est-il pas rare d'enregistrer d'autres actes tendancieux ayant des similitudes avec la fraude douanière. Là encore, fin de la pagaille. Le commandant a décidé d'agir pour y mettre un terme. Voilà qui est clair et un homme averti en vaut deux.
Après son départ du port, on s'interrogeait sur sa destination future. Cela n'était-elle que simple question de curiosité. Dans la mesure où le service dans lequel ses supérieurs hiérarchiques l'ont muté, c'est encore son vrai marigot. C'est donc ce qu'il a de tout temps bien fait et qui a fini par aiguiser son punch professionnel. Tant cette qualité lui a valu une excellente notoriété dans les instances douanières mondiales avec le statut d'expert en la matière. Comme quoi : "The right man on the right place", disent les anglo-saxons. Et le francophone de l'entendre par " l'homme qu'il faut à la place qu'il faut".