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3 Janvier 2019
(Il souligne plus de 20 violations des droits de l'homme)
Au prime abord, une clarification s'impose. C'est un avocat béninois qui conduit ce travail et non un collège d'avocats, comme tentaient de le faire croire certaines personnes. Ceci étant, il faut signaler que la requête de saisine est déposée par l'éminent juriste le 03 décembre 2018. Trois jours plus tard, il voit son courrier enregistré au greffe de la Cour à sa satisfaction C'était, pour être plus exact, le 06 décembre 2018 avec "signification de 96 pièces" faisant état, entre autres, de "20 violations flagrantes des droits de l'homme', selon les mêmes sources. Il a fallu attendre le 12 décembre 2018 pour recevoir "l'accusé de réception" de la Cour notifiée à la partie demanderesse suivi d'un "avis d'enregistrement" en bonne et due. On sait, selon les mêmes sources, que la "notification" est aussi faite déjà au ministère des affaires étrangères du Bénin. A ce niveau, on doit faire observer, précision pour précision, qu'une "injonction" est faite au défenseur ( l'État béninois) de "communiquer les noms et adresses" de ses représentants. Le temps qui lui est imparti pour agir dans le délai requis est de 30 jours renouvelables une fois. Soit 60 jours maximum pour s'exécuter en soumettant sa réponse à la Cour. Voilà qui est parti pour un rebondissement de ce dossier.
En auscultant cette nouvelle procédure déclenchée par cet avocat, on est fondé à s'interroger sur les réelles motivations de l'embastillement de Laurent Mètongnon surtout devant l'absence de preuves irréfutables à laquelle on continue d'assister. D'aucuns, clamant toujours son innocence, parlent d'une parodie de procès et crient à une détention arbitraire. Et tout état de cause, on a tenté d'accréditer la thèse selon laquelle tout serait mis en œuvre pour transformer notre pays en une République voyou. Cela ne recèle aucun excès si l'on sait que l'exécutif qui est garant en matière du respect des décisions judiciaires en vient à afficher une volonté de défiance comme c'est le cas dans le dossier Ajavon où l'État béninois ne s'est pas fichu de la respecter. C'est un mauvais précédent de même que cela rend nauséabonde l'image de notre pays à l'international. Or on se souvient comme si c'était hier que le prince autrefois candidat dénonçait à rompre ses cordes vocales le phénomène. Élément sur lequel il a énergiquement combattu l'ancien régime avant d'en faire, in fine, un thème de campagne avec la promesse de corriger la chose une fois les marches du palais de la Marina franchies. On était à mille lieues d'imaginer une bouche en cul de poule. Moralité : "promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient". Aujourd'hui le peuple reste pantois. Si pantois qu'il s'étonne de ce qu'on peut rejuger à sa guise une affaire en le faisant passer devant trois différentes juridictions. Comment comprendre qu'on ait déjà condamné Laurent Mètongnon en première instance, le dossier est en appel et vlan, on se permet de l'envoyer encore devant Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, la fameuse CRIET. Reporté par deux fois, le prochain rendez-vous est pris pour le 16 janvier 2019. Mauvais présage somme toute. Car sans conteste le Bénin risque gros. En effet, il est attendu une très lourde sentence de la Cour africaine, apprend -t-on. C'est dire qu'on aura tout vu sous le régime de la Rupture. Sommes-nous désormais poursuivis par un guignon ? Ou alors que nous arrive t-il dans le Bénin dirigé par Talon? These are the questions.
