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31 Juillet 2014
La maestria dont est revêtue la commémoration marquant la 1ère édition au Bénin de la Journée mondiale de l’hépatite reste le témoignage avéré de la détermination du Professeur Nicolas Kodjoh agrégé en médecine de contribuer à la lutte efficiente contre les deux formes les plus nocives de l’hépatite. Mieux, l’option du patronage ministériel à la Kindé-Gazard qu’il a faite, en dépit de la guerre qui les a opposés pour avoir osé dire la pure vérité, dénote du soutien indéfectible de l’homme dans « l’accompagnement du ministère dans ses actions de prévention sanitaire ». L’hépatite B et C, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, sont considérées selon l’Organisation mondiale de la santé comme « serial killers » mieux connus sous le nom générique les « tueurs en série ».
En réalité, l’apothéose qu’a connue cette première est, par ailleurs, à inscrire au tableau d’honneur des actions sans cesse renouvelées du Chef service du Centre des maladies digestives au Cnhu pour susciter l’éveil et le réveil des compatriotes sur les affres de l’épidémie. En effet, le président du comité d’organisation a, pour cette commémoration, jeté son dévolu sur les objecteurs de conscience qu’incarnent les acteurs de la presse. Le Point focal Bénin de l’Initiative panafricaine de lutte contre les hépatites (Iphl) a ainsi privilégié cette couche socioprofessionnelle pour la prédisposer à des informations techniques importantes à travers l’approche Iec : information-éducation et communication. Cela pour l’inciter, à son tour, à les répercuter sur la société. En d’autres termes, éclairer la lanterne des populations en lui livrant des informations dignes de conscientisation voire de sensibilisation. C’est dire en toute objectivité que le jeu en valait fort bien la chandelle quand on sait que mieux les journalistes sont informés autant ils seront en mesure d’alimenter l’opinion publique en informations utiles, une manière efficace de leur permettre de s’abreuver, pour aller plus dans les détails, à la source des connaissances réelles sur les méandres criminels de la maladie stigmatisée. Si cette première également est une réalité tangible, c’est grâce à l’appui dont il a bénéficié de la Sobemap et du Conseil des Béninois de France. L’événement étant abrité par l’institut Chant d’oiseau de Cotonou. Au delà des discours formalistes qui meublent pareilles assises, il faut garder présent à l’esprit que dans l’ensemble les participants ont eu droit, en primeur, aux interventions du président du comité d’organisation. S’en suit le mot du représentant du ministre Dorothée Kindé-Gazard en la personne de Orou Bagou Directeur national de la santé publique, Dnsp. Ensuite les réflexions ont gravité autour d’un questionnement, mettons le thème principal ; hépatite : réfléchissez-y à nouveau. L’éclairage attendu viendra de la conférence de presse animée par le staff organisationnel avec à sa tête le Pr Kodjoh. Occasion pour le conférencier d’édifier les journalistes sur les tenants et les aboutissants de la maladie. Les hépatites virales B et C en questions : de quoi s’agit – il ? Quels sont les modes de contamination ? Comment se protéger ? Quels traitements ? A ses interrogations, l’orateur principal le Pr Kodjoh s’emploie à appesantir ses réponses étayées avec des explications exemptes d’équivoques. Rappelons qu’avant d’en arriver là, il gratifia en amont les participants de dépliants d’information, d’éducation et de communication qui renseignent sur les facteurs de risque et les moyens de prévention de l’hépatite. Idem pour l’option convenue, celle de délivrer des messages d’interpellation de la conscience de chaque citoyen pour lui permettre de faire face "efficiencement" à la menace des hépatites.
Enfin l’amende honorable des dirigeants du ministère de la santé
Enfin, ils font profil bas, les dirigeants du ministère de la santé représentant Dorothée Akoko Kindé-Gazard. En l’occurrence le Directeur national de la santé publique et le Directeur adjoint de cabinet sur la même table que leur aîné et doyen le Pr Nicolas Kodjoh. C’était à la faveur de cette commémoration mondialement dédiée à l’hépatite, bien sûr. Choses exceptionnelle pour les professionnels de la santé, anodine pour le commun des Béninois mais très évocateur pour l’observateur averti. D’ailleurs l’image relève d’une grande stupéfaction pour une raison rétrospective simple. En effet qu’il vous souvienne comme si c’était il y a un instant de la guérilla entre le ministre de la santé et le Professeur. La crise était si aigüe qu’on évita in extremis au cul-de-sac à la limite une paralysie littérale de la clinique universitaire d’hépato-gastroentérologie au Cnhu. Le Centre des maladies digestives a été aussi négativement impacté avec une baisse des activités et l’incapacité de prise en charge des personnes dépistées positives. L’autre conséquence fâcheuse est l’absence d’un plan stratégique de lutte contre les hépatites au Bénin.
A l’origine de cette situation, la conférence de presse animée par Nicolas Kodjoh pour tirer la sonnette d’alarme sur « l’abandon des malades d’hépatites par le ministère de la santé ». Sortie médiatique au cours de laquelle il avança des statistiques tirées des publications internationales de l’Oms dont 800 000 personnes infectées pour l’hépatite B et 500 000 pour l’hépatite C, soit au total 1 300 000 pour une population béninoise estimée à 10 000 000 d’habitants. Point n’est besoin de revenir sur sa lettre ouverte au chef de l’Etat l’invitant au Cnhu pour constater de visu la le diagnostique ainsi posé. C’est cela qui a déclenché le combat du cabinet du ministre étendu au staff directionnel du Cnhu contre lui. Mais tout doucement le vent qui a soufflé mît à nu le cul du héron blanc. Tout le monde découvre enfin la vérité aujourd’hui à travers cette étude du ministère sur la situation. Le diagnostic révèle clairement en effet que ces statistiques du Pr kodjoh, auparavant jugées d’erronées et d’alarmistes par le ministère, sont confirmées par une étude du ministère. Les statistiques qui en découlent vont même au-delà pour franchir la barre des 1.400.000. En dépit de cet anathème jeté déjà sur sa personnalité, il accepte de placer la manifestation sous le haut patronage du ministre de la santé. C’est une récupération flagrante quand on sait que ces dirigeants n’ont rien fait pour contribuer à la tenue de l’événement. Pas le moindre kopek pour accompagner l’initiative. Mais ils se permettent le dédaigneux luxe d’exiger sa présence sur les affiches confectionnées par le Professeur à frais personnels. Cela s’appelle humilité et mieux une école à cultiver par les cadres administratifs contemporains qui agissent comme si l’intelligentsia béninoise a connu le requiem. Est-ce là un tremplin pour la sagesse des dirigeants du ministère de la santé pour fumer le calumet de la paix afin que soit revitalisées les activités du Service qui s’occupe de l’hépatite au Cnhu ? Nul ne saurait, pour l’heure, s’aventurer dans l’affirmative car le satisfecit du Dnsp au Professeur n’est pas rassurant. Alors wait and see !
Pari gagné pour le Pr Kodjoh
L’homme a gagné un pari, celui de l’organisation excellente sur fond d’une mobilisation remarquable des populations. Cela vaut la peine d’être exalté quand on sait que les autorités du ministère ont été séduites par cette organisation. Devant le fait, leur représentant a dû faire des aveux. En effet, c’est ave empressement à nul autre pareil qu’il extériorise l’envie du ministère de la santé à développer une synergie avec le Pr Kodjoh en travaillant en étroite collaboration. Convaincu par le travail très élaboré de l’homme, le Dnsp était obligé d’annoncer la mise en place d’un programme pour 2015 doté d’un fonds de 150 millions de nos francs, chose que le Chef service du centre des maladies digestives et du foie au Cnhu réclame depuis des lustres. Face à cette parole qui dénote de l’humilité des responsables du ministère de la santé, il y a lieu de tirer chapeau au Professeur Kodjoh. En réalité, le Dnsp du ministère a adopté la posture de main tendue. Voilà qui augure d’une volonté de bouter hors de nos contrées les germes d’hépatites.
Absence remarquable du Dg Cnhu aux assises
L’autre grand absent à cette cérémonie est le Directeur Générale du Cnhu. C’est vrai. Les raisons de son absence n’ont pas été portées à la connaissance de l’assistance. Mais il n’en demeure pas moins qu’il aurait dû se saisir de cette cérémonie, même s’il était supposé non inviter, pour se racheter à l’instar de ses responsables hiérarchiques du ministère de la santé. En effet le Dnsp n’est pas passé par quatre chemins pour adopter un ton d’apaisement. Autrement dit, il a tenu un langage rassembleur orienté pas seulement dans le sens d’un dégel total de la guéguerre mais aussi de la main tendue du ministre de la santé. Cela aurait été aussi le cas chez le Dg Cnhu que les participants auraient davantage applaudie le geste. Cela était important quand on sait qu’il est l’un des responsables contre lesquels le Pr Kodjoh avait des griefs. Cela vient du fait qu’il ait adopté en son temps une stratégie qui l’a éloigné de son aîné et collègue. En vérité il s’est mis dans une disposition qui l’assimile à un partisan de la coalition contre l’homme. Et puisqu’il n’est jamais tard de bien faire, il est impérieux qu’il chercher un moyen pour se rattraper. Il s’en sortira plus grandi. Wait and see.
La maestria dont est revêtue la commémoration marquant la 1ère édition au Bénin de la Journée mondiale de l’hépatite reste le témoignage avéré de la détermination du Professeur Nicolas Kodjoh agrégé en médecine de contribuer à la lutte efficiente contre les deux formes les plus nocives de l’hépatite. Mieux, l’option du patronage ministériel à la Kindé-Gazard qu’il a faite, en dépit de la guerre qui les a opposés pour avoir osé dire la pure vérité, dénote du soutien indéfectible de l’homme dans « l’accompagnement du ministère dans ses actions de prévention sanitaire ». L’hépatite B et C, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, sont considérées selon l’Organisation mondiale de la santé comme « serial killers » mieux connus sous le nom générique les « tueurs en série ».
En réalité, l’apothéose qu’a connue cette première est, par ailleurs, à inscrire au tableau d’honneur des actions sans cesse renouvelées du Chef service du Centre des maladies digestives au Cnhu pour susciter l’éveil et le réveil des compatriotes sur les affres de l’épidémie. En effet, le président du comité d’organisation a, pour cette commémoration, jeté son dévolu sur les objecteurs de conscience qu’incarnent les acteurs de la presse. Le Point focal Bénin de l’Initiative panafricaine de lutte contre les hépatites (Iphl) a ainsi privilégié cette couche socioprofessionnelle pour la prédisposer à des informations techniques importantes à travers l’approche Iec : information-éducation et communication. Cela pour l’inciter, à son tour, à les répercuter sur la société. En d’autres termes, éclairer la lanterne des populations en lui livrant des informations dignes de conscientisation voire de sensibilisation. C’est dire en toute objectivité que le jeu en valait fort bien la chandelle quand on sait que mieux les journalistes sont informés autant ils seront en mesure d’alimenter l’opinion publique en informations utiles, une manière efficace de leur permettre de s’abreuver, pour aller plus dans les détails, à la source des connaissances réelles sur les méandres criminels de la maladie stigmatisée. Si cette première également est une réalité tangible, c’est grâce à l’appui dont il a bénéficié de la Sobemap et du Conseil des Béninois de France. L’événement étant abrité par l’institut Chant d’oiseau de Cotonou. Au delà des discours formalistes qui meublent pareilles assises, il faut garder présent à l’esprit que dans l’ensemble les participants ont eu droit, en primeur, aux interventions du président du comité d’organisation. S’en suit le mot du représentant du ministre Dorothée Kindé-Gazard en la personne de Orou Bagou Directeur national de la santé publique, Dnsp. Ensuite les réflexions ont gravité autour d’un questionnement, mettons le thème principal ; hépatite : réfléchissez-y à nouveau. L’éclairage attendu viendra de la conférence de presse animée par le staff organisationnel avec à sa tête le Pr Kodjoh. Occasion pour le conférencier d’édifier les journalistes sur les tenants et les aboutissants de la maladie. Les hépatites virales B et C en questions : de quoi s’agit – il ? Quels sont les modes de contamination ? Comment se protéger ? Quels traitements ? A ses interrogations, l’orateur principal le Pr Kodjoh s’emploie à appesantir ses réponses étayées avec des explications exemptes d’équivoques. Rappelons qu’avant d’en arriver là, il gratifia en amont les participants de dépliants d’information, d’éducation et de communication qui renseignent sur les facteurs de risque et les moyens de prévention de l’hépatite. Idem pour l’option convenue, celle de délivrer des messages d’interpellation de la conscience de chaque citoyen pour lui permettre de faire face "efficiencement" à la menace des hépatites.
Enfin l’amende honorable des dirigeants du ministère de la santé
Enfin, ils font profil bas, les dirigeants du ministère de la santé représentant Dorothée Akoko Kindé-Gazard. En l’occurrence le Directeur national de la santé publique et le Directeur adjoint de cabinet sur la même table que leur aîné et doyen le Pr Nicolas Kodjoh. C’était à la faveur de cette commémoration mondialement dédiée à l’hépatite, bien sûr. Choses exceptionnelle pour les professionnels de la santé, anodine pour le commun des Béninois mais très évocateur pour l’observateur averti. D’ailleurs l’image relève d’une grande stupéfaction pour une raison rétrospective simple. En effet qu’il vous souvienne comme si c’était il y a un instant de la guérilla entre le ministre de la santé et le Professeur. La crise était si aigüe qu’on évita in extremis au cul-de-sac à la limite une paralysie littérale de la clinique universitaire d’hépato-gastroentérologie au Cnhu. Le Centre des maladies digestives a été aussi négativement impacté avec une baisse des activités et l’incapacité de prise en charge des personnes dépistées positives. L’autre conséquence fâcheuse est l’absence d’un plan stratégique de lutte contre les hépatites au Bénin.
A l’origine de cette situation, la conférence de presse animée par Nicolas Kodjoh pour tirer la sonnette d’alarme sur « l’abandon des malades d’hépatites par le ministère de la santé ». Sortie médiatique au cours de laquelle il avança des statistiques tirées des publications internationales de l’Oms dont 800 000 personnes infectées pour l’hépatite B et 500 000 pour l’hépatite C, soit au total 1 300 000 pour une population béninoise estimée à 10 000 000 d’habitants. Point n’est besoin de revenir sur sa lettre ouverte au chef de l’État l’invitant au Cnhu pour constater de visu la le diagnostique ainsi posé. C’est cela qui a déclenché le combat du cabinet du ministre étendu au staff directionnel du Cnhu contre lui. Mais tout doucement le vent qui a soufflé mît à nu le cul du héron blanc. Tout le monde découvre enfin la vérité aujourd’hui à travers cette étude du ministère sur la situation. Le diagnostic révèle clairement en effet que ces statistiques du Pr kodjoh, auparavant jugées d’erronées et d’alarmistes par le ministère, sont confirmées par une étude du ministère. Les statistiques qui en découlent vont même au-delà pour franchir la barre des 1.400.000. En dépit de cet anathème jeté déjà sur sa personnalité, il accepte de placer la manifestation sous le haut patronage du ministre de la santé. C’est une récupération flagrante quand on sait que ces dirigeants n’ont rien fait pour contribuer à la tenue de l’événement. Pas le moindre kopek pour accompagner l’initiative. Mais ils se permettent le dédaigneux luxe d’exiger sa présence sur les affiches confectionnées par le Professeur à frais personnels. Cela s’appelle humilité et mieux une école à cultiver par les cadres administratifs contemporains qui agissent comme si l’intelligentsia béninoise a connu le requiem. Est-ce là un tremplin pour la sagesse des dirigeants du ministère de la santé pour fumer le calumet de la paix afin que soit revitalisées les activités du Service qui s’occupe de l’hépatite au Cnhu ? Nul ne saurait, pour l’heure, s’aventurer dans l’affirmative car le satisfecit du Dnsp au Professeur n’est pas rassurant. Alors wait and see !
Pari gagné pour le Pr Kodjoh
L’homme a gagné un pari, celui de l’organisation excellente sur fond d’une mobilisation remarquable des populations. Cela vaut la peine d’être exalté quand on sait que les autorités du ministère ont été séduites par cette organisation. Devant le fait, leur représentant a dû faire des aveux. En effet, c’est ave empressement à nul autre pareil qu’il extériorise l’envie du ministère de la santé à développer une synergie avec le Pr Kodjoh en travaillant en étroite collaboration. Convaincu par le travail très élaboré de l’homme, le Dnsp était obligé d’annoncer la mise en place d’un programme pour 2015 doté d’un fonds de 150 millions de nos francs, chose que le Chef service du centre des maladies digestives et du foie au Cnhu réclame depuis des lustres. Face à cette parole qui dénote de l’humilité des responsables du ministère de la santé, il y a lieu de tirer chapeau au Professeur Kodjoh. En réalité, le Dnsp du ministère a adopté la posture de main tendue. Voilà qui augure d’une volonté de bouter hors de nos contrées les germes d’hépatites.
Absence remarquable du Dg Cnhu aux assises
L’autre grand absent à cette cérémonie est le Directeur Générale du Cnhu. C’est vrai. Les raisons de son absence n’ont pas été portées à la connaissance de l’assistance. Mais il n’en demeure pas moins qu’il aurait dû se saisir de cette cérémonie, même s’il était supposé non inviter, pour se racheter à l’instar de ses responsables hiérarchiques du ministère de la santé. En effet le Dnsp n’est pas passé par quatre chemins pour adopter un ton d’apaisement. Autrement dit, il a tenu un langage rassembleur orienté pas seulement dans le sens d’un dégel total de la guéguerre mais aussi de la main tendue du ministre de la santé. Cela aurait été aussi le cas chez le Dg Cnhu que les participants auraient davantage applaudie le geste. Cela était important quand on sait qu’il est l’un des responsables contre lesquels le Pr Kodjoh avait des griefs. Cela vient du fait qu’il ait adopté en son temps une stratégie qui l’a éloigné de son aîné et collègue. En vérité il s’est mis dans une disposition qui l’assimile à un partisan de la coalition contre l’homme. Et puisqu’il n’est jamais tard de bien faire, il est impérieux qu’il chercher un moyen pour se rattraper. Il s’en sortira plus grandi. Wait and see.