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20 Mars 2014
L’apparent triomphe que suggère la nomination du Ca Godomey Germain Cadja-Dodo à la tête de la Loterie nationale du Bénin en qualité de Directeur général en second est un véritable couteau à double tranchant et l’homme avant de prendre ses nouvelles fonctions a certainement pris du recul nécessaire pour savoir si cette promotion était flatteuse, accessible ou prenable.
La récente nomination en conseil des ministres du Chef de l’arrondissement de Godomey Germain Cadja-Dodo ; celle qui l’a porté à la tête de la Loterie nationale du Bénin en tant que Directeur général adjoint est apparu comme étant une promotion pour l’homme alors qu’il y a bien à dire. A la tête de l’arrondissement de Godomey, il a bénéficié d’une élection qui a conforté sa position. Mieux ces actions au cours de la première mandature lui ont permis d’être réélu pour la seconde. Cela fait que dans cet arcane, les chances du Ca sont intacts et méritent d’être entretenus pour des avancées plus nobles. Mais la nomination qui est survenue et qui l’a orienté vers la Lnb pour une prise de responsabilités ostensiblement séduisantes porte en son propre sein les germes de sa chute libre.
Cela pour la simple raison que pour avoir accepté d’aller à ce poste, il faut qu’il soit dès à présent sûr de perdre sa traditionnelle base électorale. C’est à peine s’il aurait encore le temps nécessaire avec le rythme qui convient des activités politiques qui lui permettraient de garder intact son électorat. Or rien ne prouve qu’avec son nouveau statut, il pourrait espérer conserver une durée de responsabilités qui puisse lui permettre d’agir pour garder la force de mobilisation qui lui est connue afin de se faire réélire au cas où il aurait été limogé. De même, la plus grande certitude qu’il y aurait est qu’en tant que Dga, Germain Cadja-Dodo soit certain de partir de l’arène politique sans conserver sur le terrain les chances d’un éventuel retour sur la scène politique. Disons qu’avec cette installation dans son fauteuil, il est parti pour que la disparition du nom Germain Cadja-Dodo sauf gymnastique extraordinaire.
Le moins qu’on puisse dire en l’état actuel des choses est que cette promotion est un cadeau empoisonné et qu’elle n’offre aucune garantie pour l’ascension de l’homme, du moins dans la durée. Cela surtout lorsqu’on sait que politiquement parlant le Ca Cadja-Dodo s’est retrouvé dans une posture qui l’a distancé de ses amis politiques d’hier Paulin Dossa et le maire de Calavi Patrice Hounsou-Guèdè.
De la bizarrerie qui est née, on retient une reconfiguration politique au sein des Fcbe suite à la mise en place du bureau de coordination de cette alliance qui consacre dès lors l’existence d’une double tendance dans l’enceinte de la même famille politique. On distingue à cet effet l’aile Adam Bagoudou, intendant du palais -Bertin Adimi chef comptable du palais, le maire Hounsou-Guèdè et consorts puis le camp de la député Fcbe, secrétaire du bureau de l’Assemblée nationale, Emmanuel Koï opérateur économique, Germain Cadja-Dodo chef de l’arrondissement de Godomey et leurs suites.
De ce fait, le départ de Germain Cadja-Dodo de la tête de cet arrondissement constitue à n’en point douter un bon débarras. Et donc une opportunité à saisir pour asseoir l’hégémonie de l’aile Bagoudou qui guettait cette précieuse fortune face au quasi indéboulonnable Germain. De là, la promotion apparaît, sauf à s’y méprendre, comme un cadeau empoisonné que l’intrépide animal politique Germain aurait dû mieux faire de repousser.
Tel est en réalité le calcul qui mérite d’être fait par le Dga Lnb afin de savoir si oui ou non la chose, cette nomination, était prenable. Toujours est-il qu’au-delà de la présente analyse, le dernier mot à l’homme lui-même. C’est à lui qu’il revient en effet de jouer pour que le sort qui est réservé à sa carrière politique soit porteur d’espoir. Cet enseignement reste un pesant d’or pour l’homme à condition qu’il accepte de ménager sa monture pour aller loin.